70 % des entreprises constatent une amélioration de leurs résultats grâce à une stratégie multicanale.
Cette statistique, relayée par Sales Odyssey, peut sembler de prime abord limpide. Elle est pourtant l’une des plus mal interprétées par les solopreneurs et autoentrepreneurs. En effet, ce chiffre flatteur entraîne des erreurs de positionnement : fantasmes de “présence partout”, stratégies épuisantes, confusion entre multicanal et dispersion.
Autrement dit : cette statistique est juste, mais on l’interprète mal. Et cela engendre des erreurs d’approche.
Ce que dit vraiment cette statistique (et ce qu’elle ne dit pas)
Cette donnée ne dit pas :
- qu’il faut être sur tous les réseaux
- qu’il faut publier partout, tout le temps
- que multiplier les canaux suffit à obtenir des résultats.
Elle dit autre chose, beaucoup plus subtile :
les entreprises qui articulent intelligemment plusieurs canaux obtiennent de meilleurs résultats que celles qui misent sur un seul point de contact.
La nuance est essentielle.
Multicanal ≠ omniprésence
C’est l’erreur la plus fréquente chez les indépendants.
Beaucoup traduisent “multicanal” par :
- un site
- un blog
- une newsletter
- parfois même TikTok ou YouTube.
Résultat : fatigue, incohérence, contenus recyclés à la va-vite, abandon progressif.
Or, le multicanal efficace n’est pas une question de quantité, mais de complémentarité.
Pourquoi le multicanal fonctionne (quand il est bien pensé)
Une stratégie multicanale performante repose sur un principe simple :
les canaux ne jouent pas tous le même rôle.
Par exemple :
- le blog installe l’expertise
- la newsletter nourrit la relation
- un réseau social capte l’attention
- un autre canal rassure ou crédibilise.
Les entreprises qui obtiennent de meilleurs résultats ne font pas “plus”.
Elles font plus juste.
Ce que les solopreneurs ont souvent du mal à accepter
Le multicanal demande :
- de la cohérence
- une vision d’ensemble
- une hiérarchisation claire.
Or beaucoup d’indépendants fonctionnent encore en mode : “Je teste, on verra bien.”
Cette statistique rappelle une chose importante : les résultats viennent rarement du hasard ou de l’accumulation, mais d’une architecture pensée.
Multicanal et temporalité : un point clé
Autre élément souvent oublié : le multicanal ne produit pas des résultats instantanés.
Les entreprises qui voient une amélioration de leurs performances sont celles qui :
- acceptent le temps long
- la répétition des messages
- la maturation des prospects.
Le multicanal fonctionne parce qu’il accompagne le parcours du client, au lieu de chercher à le forcer.
Ce que cette statistique change concrètement pour les solopreneurs
1. Deux ou trois canaux bien articulés suffisent
Pour un solopreneur, une stratégie multicanale efficace peut se limiter à :
- un site ou un blog
- une newsletter
- un réseau social principal.
Au-delà, on entre souvent dans la dispersion.
2. Chaque canal doit avoir une fonction claire
Un canal sans rôle précis devient :
- chronophage
- frustrant
- inutile
La question n’est pas :
“Sur quel réseau dois-je être ?”
Mais :
“Quel rôle joue ce canal dans mon écosystème ?”
3. La cohérence prime sur la fréquence
Publier partout, mais sans cohérence, dilue le message.
Un multicanal efficace repose sur :
- une vision claire
- un discours aligné
- des contenus qui se répondent.
Le multicanal comme levier de résilience
Un dernier point souvent sous-estimé : le multicanal est aussi un levier de sécurité.
Dépendre d’un seul canal (un réseau social, par exemple) expose à :
- des changements d’algorithme
- une perte de visibilité brutale
- une dépendance dangereuse.
Diversifier intelligemment, c’est aussi sécuriser son activité.
A retenir : le multicanal n’est une architecture sur le long terme
Pour en revenir à notre point de départ, cette statistique des 70 % ne doit pas être lue comme une injonction à être partout. Elle doit être comprise comme une invitation à penser son écosystème de communication.
Pour les solopreneurs, le message est clair :
- mieux vaut peu de canaux bien pensés
- que beaucoup de canaux mal tenus
- mieux vaut une stratégie lisible
- qu’une présence épuisante.
En d’autres termes, le multicanal fonctionne quand il est choisi, pas subi.

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